Nos cartes de visite 2011

Pour mettre fin au terrible suspens qui vous agitait depuis plusieurs semaines déjà, voici le redesign de nos cartes de visite 2011. Je mets donc fin à votre angoisse afin vous puissiez passer un week-end agréable. Ou pas. Car oui les couleurs sont pétantes et non le QR code ne servira probablement à rien… J’aurais peut-être dû intituler cet article “A tribute to the purple cow” ?

Innovation et prise de note visuelle

Eva-Lotta LAMM est basée à Londres, elle est spécialisée dans le design d’interfaces utilisateurs. Elle partage avec nous une fantastique présentation sur la prise de note visuelle.

Pourquoi est-ce important pour vous de comprendre cette technique ?

  • Les notes produites ne sont plus linéaires et permettent de retranscrire plus facilement des idées complexes.
  • La technique étant très visuelle, le cerveau est mieux sollicité : l’assimilation des concepts est plus rapide et la mémorisation accrue.
  • Une meilleure forme de concentration se développe au cours de longues sessions de notes (conférences, formations).
  • C’est beaucoup plus amusant.

C’est aussi un moyen très puissant d’organiser les réflexions en groupe, pour du brainstorming, de la créativité ou de l’innovation.

Et mine de rien c’est facile : quand je m’y essaie, même moi j’y parviens sans être trop ridicule… Si vous voulez aller plus loin, Convaincre en deux coups de crayon (The Back of the Napkin) de Dan ROAM, qui est véritablement une bible sur le sujet.

Développement managérial des entrepreneurs

Le 23 novembre matin au CEEI (la pépinière d’entreprises de l’Arbois près de Aix-en-Provence) je vous présente le développement managérial sous 5 axes principaux : horizon, vitesse, hauteur, stabilité et espace. Philippe vous a déjà parlé de la prise de hauteur dans son article précédent, et il est important de souligner qu’un entrepreneur peut souvent se sentir “seul au sommet”. C’est pourquoi il doit être capable de s’auto-évaluer, se développer et surtout de s’entourer d’experts, de compétences, de mentors ou de conseils.

Deux témoins participeront à cette intervention : Camille BEGNIS de Neodoc et Olivier COUPAYE de T.I.A. Je serai également disponible durant l’après-midi pour des “clinics” ou mini-consultations.

Fin novembre, le temps de la réflexion

Comme toutes les années Stéphanie et moi prenons cinq à six jours pour faire une pause de fin d’année et faire le point sur l’année presque terminée, sur ce que nous avons apporté à nos clients, ce que nous avons essayé mais qui c’est révélé être infructueux ou trop long à démarrer et nos futurs projets. L’avantage de travailler en couple est que l’on peut créer une ou deux fois dans l’année cet espace un peu particulier entre les loisirs et le travail. Cette bulle permet d’adopter un rythme libre entre les loisirs et la réflexion, celle-ci étant limitée à des moments où nous en avons envie et où elle peut donc être efficace. Continue reading Fin novembre, le temps de la réflexion

Le mentoring en entreprise 5/10

Partager son carnet d’adresses

Selon ma dernière enquête menée auprès d’entrepreneurs de la région, et de leur mentor, le partage de réseau semble très variable et non automatique entre le mentor et son filleul. Pourtant lorsque l’on pense au mentoring, partager son carnet d’adresses est un des éléments importants pour le développement de l’entrepreneur novice. Il semblerait que ce soit plus un problème culturel que personnel. J’ai pu remarqué qu’en France les personnes ont tendance à protéger leur réseau au lieu de le partager et donc de le développer comme le font les anglo-saxons. Continue reading Le mentoring en entreprise 5/10

Êtes-vous dans un champ de bataille ?

Je suis retombé grâce à l’excellent OWNI, sur un article de Robert SCOBLE (fameux techno-évangéliste de la Silicon Valley) datant de décembre 2009. Cet article avait écrit après la rencontre de plusieurs journalistes français qui lui avaient demandé pourquoi les startups californiennes étaient plus performantes que les notres. L’article était intitulé : World-brand-building mistakes France’s entrepreneurs make. Précisons tout d’abord que je n’ai pas un millimètre d’écart avec les propos extrêmement durs de SCOBLE, même s’ils peuvent passer pour caricaturaux : “Vous n’avez pas de cartes de visite”, “Vous n’êtes pas sur Twitter”, “Vos outils marketing sont ringards”…

Mais je souhaite surtout mettre en exergue un point particulier :

Vous ne vous souciez pas de savoir si vous êtes dans un champ de bataille

Cette critique est adressée à la vaste majorité des entrepreneurs qui le nez dans le guidon (je dis par bienveillance, pour beaucoup c’est de la simple fainéantise, de l’orgueil, de l’incompétence, ou un peu tout à la fois) ne s’intéressent pas à leur marché. Il est vrai que certains ont tendance à croire qu’ils font quelque chose de tellement révolutionnaire, qu’ils n’ont pas de concurrence. Un de mes clients qui travaillait pour Mars il y a quelques années, me racontait que sa concurrence la plus directe en terme de snacking sucré était… la consommation de pommes ! Ne vous y trompez donc pas : tout le monde à des concurrents.

Ceci étant dit, si vous êtes une startup techno il est aussi fort probable que vous soyez en plein milieu d’un champ de bataille. Une zone d’affrontement ouverte où se joue la suprématie d’une technologie face à d’autres. Les champs de batailles actuels sont : le data mining et le cloud, l’identité et la vie privée sur le web, les nouveaux moyens de paiement reliés au web social… Ne pas être à jour, pointu et armé d’une vision forte de votre champ de bataille est impardonnable. Difficile de convaincre quelqu’un de votre capacité à déployer une stratégie efficace, si votre incurie est démasquée !

Et si votre curiosité naturelle ne vous aide pas à identifier les champs de batailles dans lesquels vous naviguez, il est peut être temps de passer de s’abonner au fil RSS de TechCrunch ou de ReadWriteWeb non ?

Switch

De part mon activité, mais aussi parce que je crois que cette période de l’année est propice à cela, je suis entouré de nombreuses personnes souhaitant changer de vie professionnelle. Ce changement est l’objet de nombreuses questions et surtout de beaucoup de fantasmes : que va t’il se passer ? Vais-je pouvoir le faire ? Est-ce raisonnable ? Ai-je pensé à tout ? Et je connais toutes ces questions : je n’ai jamais pu y répondre moi-même de façon claire, quand j’ai fini par quitter un salaire de direction dans le pharmaceutique pour créer mon entreprise. Continue reading Switch

Leadership pour l’innovation de business model

Un parfait résumé de la raison pour laquelle Stéphanie et moi-même travaillons ensemble, à la fois sur le développement managérial du dirigeant et sur sa capacité à innover les business model… Vision et exécution :

Le leader fait la différence. La notion essentielle est le leadership créatif, celui des personnes capables de changer les paradigmes, de transformer les business models et de s’adapter aux besoins de clients.

Alain BENICHOU, Président IBM France, Challenges N°231, 4 novembre 2010

Si vous souhaiter en lire plus, je vous recommande la lecture d’une étude d’IBM sur l’industrie automobile, qui dans ce secteur décortique l’avantage compétitif développé par certains groupes mieux capables d’innover leur business model. Dans sa technique, cette étude est surtout intéressante dans sa façon de connecter le business model de l’entreprise et l’obtention de résultats matériel (financiers) et immatériels (leadership).

Avantage au premier entrant ?

De nombreuses idées reçues perturbent notre façon de piloter une entreprise, que ce soit en phase de création ou même très longtemps après. Une de ces idées reçues est celle de la prime au premier entrant. C’est une évidence partagée par tous : il vaut mieux être le premier sur un marché pour pouvoir le domestiquer, bénéficier de la reconnaissance de tous, renforcer sa marque et maintenir son avance sur la compétition, qui inévitablement finira par essayer de vous déloger. Cette stratégie de prime à l’entrée (“first mover advantage”) a été formalisée à la fin des années 80 par deux professeurs de Stanford.

Il est facile de trouver de nombreuses entreprises autour de nous qui se focalisent sur l’idée qu’elles courent une course où la médaille est remportée par le premier arrivé. C’est le cas de la majeure partie des startups, qui pensent qu’elles n’ont que pour seule et unique mission de devoir créer une technologie avant tout le monde. Et qu’une fois le brevet empoché, la messe sera dite pour la concurrence. Un article sur un blog de la Silicon Valley que je lis régulièrement faisait le point sur cette mythologie en rappelant un proverbe américain : les pionniers ont des flèches dans le dos

En effet si l’on regarde le succès des premiers entrant, il n’est statistiquement jamais au rendez-vous. Connaissez-vous l’inventeur de la roue pneumatique ? De la machine à écrire ? De la télévision ? Du transistor ? Probablement pas.

Mais le mythe du premier entrant reste coriace. Un livre que je recommande régulièrement à mes étudiants en MBA, propose bien entendu que ce sont souvent les seconds entrants qui, mieux avertis et mieux préparés, remportent souvent la mise. Microsoft ou Amazon étant de splendides exemples de seconds entrants qui dominent leur marché depuis des années.

A titre d’illustration, j’ai exhumé cette fantastique vidéo de Computer Chronicles (1989) qui pendant presque trente minutes fait le tour de technologies qui n’ont jamais atterri sur un marché. Et pourtant en terme d’informatique mobile tout y est : ultraportables, écran tactiles, batteries révolutionnaires, stockage sur cartes…

Le fait de ne pas croire en la prime au premier entrant est souvent corrélée à un manque de foi dans le mythe de l’océan bleu comme stratégie de développement. Entendons nous bien, je suis extrêmement séduit par les innovations de rupture, mais en tant que conseil je sais à quel point elles sont généralement létales pour l’entreprise qui les porte la première.

Pour la plupart des startups en particulier, il est important de se focaliser soit sur une innovation technologique (allons-nous arriver au bout de notre R&D ?), soit sur une innovation de marché (allons-nous arriver à vendre notre produit ?). Tenter à la fois d’inventer une nouvelle technologie et en même temps de créer un marché pour celle-ci est souvent simplement idiot. Il est déjà extrêmement délicat de se structurer pour soutenir un axe d’innovation, mais deux à la fois c’est généralement une course à l’échec. Et cela n’est probablement pas intellectuellement très satisfaisant pour nous autres français, mais il reste plus payant de laisser un autre essuyer les plâtres, d’en tirer les conclusions et de pouvoir ensuite créer un projet qui tienne la route.

Ceci étant dit il ne faut surtout pas non plus s’interdire d’être visionnaire et de prendre les risques les plus grands pour révolutionner son marché. Il faut cependant comprendre le danger et surtout, surtout, surtout… ne pas essayer de convaincre que c’est là la meilleure stratégie. Ce serait perdre immédiatement tout crédit auprès de n’importe quel investisseur avisé.