Les technologies à l’épreuve de l’hôpital

C’est la saison, le printemps voit fleurir les rapports et le Syntec nous fait bénéficier d’un livre blanc sur l’hôpital numérique. Après avoir travaillé plus de dix ans dans le secteur pharmaceutique et médical, j’avoue regarder avec toujours beaucoup de curiosité ce qu’il se passe dans ce secteur. Mais c’est surtout un marché qui me sert à évaluer l’intérêt de n’importe qu’elle technologie. En effet le marché hospitalier est très ouvert en terme de besoins : quel que soit votre domaine d’activité, l’hôpital en a besoin (informatique, formation, management, logistique, télécommunications, restauration, nettoyage, sécurité, …). Si vous parvenez à y entrer il est doté de budgets très conséquents, et détail toujours important, il n’est pas soumis à des saisonnalités ou des crises ! Par contre c’est un marché hautement complexe qui met durement à l’épreuve toutes les technologies :

Je raccourci donc souvent les choses en disant que si une technologie ne trouve pas sa place dans un hôpital, elle ne sert probablement (encore) à rien. Et ce n’est pas une critique sur la technologie elle-même, mais sur ce pour quoi elle a été désignée, ou utilisée. L’exemple frappant est probablement celui de la RFID qui depuis 10 ans n’a jamais trouvé sa place en milieu hospitalier, alors que les besoins en traçabilité complexe et rapide sont innombrables.

Voilà pourquoi ce rapport sur les TICs à l’hôpital est intéressant : il borde les préoccupations liées à la gestion des patients, des équipes de soins et des procédures complexes d’un site de soins, avec ses relations vers l’extérieur. Un bel outil de réflexion sur l’usage de la technologie :

Author: Philippe

After obtaining a PhD in biotechnologies, and working in a medical diagnostic startup, Philippe Méda has managed teams and companies in the medical and pharmaceutical industries for over fifteen years. Following an MBA in 2007 Philippe founded Merkapt, a consulting agency in charge of co-piloting innovation for startups and large multinationals, in Europe, and Asia. Since then he has been training 200 to 300 startups a year, consulted for dozens of multinationals on rupture innovation or corporate incubation, and was directly involved in more than 150 startups building their market fit and scaling up their business. Philippe also teaches innovation and business model design in key MBA programs in Paris and Shanghai and is now living in Amsterdam.