La vidéo pour présenter votre valeur ajoutée en quelques minutes

J’anime mercredi prochain un atelier pour les 2èmes Rencontres de l’Innovation, organisées par le Réseau Entreprendre au siège d’IBM France à Paris (il est toujours très agréable et flatteur d’être invité avec autant d’intervenants prestigieux !). L’atelier que j’anime s’intitule “Présenter votre entreprise et sa valeur ajoutée en 5 min chronos”. C’est l’occasion de vous parler d’un sujet que je ne traiterai pas au cours de l’atelier : pitcher avec une vidéo. Continue reading “La vidéo pour présenter votre valeur ajoutée en quelques minutes”

Les outils web indispensables de la startup, en moins de 90 min

Ce n’est pas le sujet le plus stratégique que j’ai été amené à traiter, mais de façon pratique peu de jeunes entreprises savent s’équiper de façon légère et efficace, pour leurs besoins en informatique. Je ne vais pas vous parler de d’outils métier-spécifiques : si vous êtes dans l’édition numérique et que vous ne savez pas quel logiciel de composition de pages web utiliser, je ne peux rien pour vous. En revanche pour couvrir vos besoins bureautiques standards (et plus) voici ce que je fais en général en 1h30 avec mes entrepreneurs les plus démunis.

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Êtes-vous dans un champ de bataille ?

Je suis retombé grâce à l’excellent OWNI, sur un article de Robert SCOBLE (fameux techno-évangéliste de la Silicon Valley) datant de décembre 2009. Cet article avait écrit après la rencontre de plusieurs journalistes français qui lui avaient demandé pourquoi les startups californiennes étaient plus performantes que les notres. L’article était intitulé : World-brand-building mistakes France’s entrepreneurs make. Précisons tout d’abord que je n’ai pas un millimètre d’écart avec les propos extrêmement durs de SCOBLE, même s’ils peuvent passer pour caricaturaux : “Vous n’avez pas de cartes de visite”, “Vous n’êtes pas sur Twitter”, “Vos outils marketing sont ringards”…

Mais je souhaite surtout mettre en exergue un point particulier :

Vous ne vous souciez pas de savoir si vous êtes dans un champ de bataille

Cette critique est adressée à la vaste majorité des entrepreneurs qui le nez dans le guidon (je dis par bienveillance, pour beaucoup c’est de la simple fainéantise, de l’orgueil, de l’incompétence, ou un peu tout à la fois) ne s’intéressent pas à leur marché. Il est vrai que certains ont tendance à croire qu’ils font quelque chose de tellement révolutionnaire, qu’ils n’ont pas de concurrence. Un de mes clients qui travaillait pour Mars il y a quelques années, me racontait que sa concurrence la plus directe en terme de snacking sucré était… la consommation de pommes ! Ne vous y trompez donc pas : tout le monde à des concurrents.

Ceci étant dit, si vous êtes une startup techno il est aussi fort probable que vous soyez en plein milieu d’un champ de bataille. Une zone d’affrontement ouverte où se joue la suprématie d’une technologie face à d’autres. Les champs de batailles actuels sont : le data mining et le cloud, l’identité et la vie privée sur le web, les nouveaux moyens de paiement reliés au web social… Ne pas être à jour, pointu et armé d’une vision forte de votre champ de bataille est impardonnable. Difficile de convaincre quelqu’un de votre capacité à déployer une stratégie efficace, si votre incurie est démasquée !

Et si votre curiosité naturelle ne vous aide pas à identifier les champs de batailles dans lesquels vous naviguez, il est peut être temps de passer de s’abonner au fil RSS de TechCrunch ou de ReadWriteWeb non ?

Jump : une théorie minimaliste de l’effectuation

Mardi lors d’entretiens prévus après une conférence, des étudiants de l’école nationale supérieure des mines sont venus me solliciter sur un projet d’entreprise qu’ils avaient. Beaucoup de leurs questions se résumaient à : comment bien démarrer notre projet ? Pour la plus grande partie, les conseils qu’ils avaient reçus étaient orientés vers la création d’une entité juridique, les incubateurs à contacter, les dossiers de financement à monter, etc. Dans ces situations je suis toujours frappé de la réponse automatique qui me vient et qui est réellement une évidence : parlez de votre projet au plus de monde possible et démarrez quelque chose. Dans trois mois vous verrez si vous pouvez commencer à perdre prendre du temps pour créer une structure et chercher du sponsoring.

Parler du projet

Je signale régulièrement que les idées ne valent rien et j’en suis parfaitement convaincu. En revanche il est essentiel de rencontrer le plus de personnes possible (réseaux d’entrepreneurs, spécialistes du domaine d’activité visé, institutionnels) pour parler de ce que l’on souhaite créer. Cela a essentiellement trois buts objectifs :

  • Devoir formuler et reformuler très souvent ses idées et les pousser à maturation rapidement. Il faut bien un ou deux ans à un entrepreneur pour avoir réellement mis le doigt sur l’intérêt et la formulation de son projet (sa valeur ajoutée).
  • Se faire challenger régulièrement, affronter scepticisme initial, doutes éduqués, questions de spécialistes… Tout cela solidifie aussi clairement le projet et permet de le structurer clairement.
  • Construire un réseau autour de ses rencontres et développer des contacts parfois inattendus. Il faut l’avoir vécu pour savoir à quel point de nombreux chefs d’entreprises sont prêts à aider bénévolement un créateur et à le pousser vers d’autres interlocuteurs efficaces quand il faut.

Démarrer quelque chose

Ici aussi il s’agit d’une approche simple : créez un blog sur votre projet, prototypez rapidement une maquette en carton de votre appareil, dessinez une maquette de votre site marchand… Un entrepreneur efficace va passer plus de temps à matérialiser son projet qu’à chasser de la subvention. Trois raisons aussi à cela :

  • Il va découvrir des problèmes concrets plus rapidement et déjà commencer à les résoudre sans perdre de temps.
  • Il va voir s’il est réellement prêt à passer des idées au concret.
  • Avec quelque chose dans les mains, il sera d’autant plus crédible par la suite.

And at this time of the year let me also point some of my international MBA students, to these two articles on effectuation: