Le tableau de bord de l’innovation 2009

La sous-direction de la prospective, des études économiques et de l’évaluation, la direction générale du trésor et de la politique économique (DGTPE), l’Insee et l’INPI, publient depuis quelques années un tableau de bord annuel faisant une photo de l’innovation en France. Je dois dire que ce type de rapport est toujours passionnant à lire quand on s’intéresse un tant soit peu au monde de la T/PME, mais d’une façon assez bizarre. C’est un peu lire un compte-rendu des derniers jeux olympiques d’hiver, qui ne tiendrait compte que des sports individuels. Si l’on aime les sports d’hiver cela reste intéressant, mais aussi extrêmement frustrant…

La sous-direction de la prospective, des études économiques et de l’évaluation, la direction générale du trésor et de la politique économique (DGTPE), l’Insee et l’INPI, publient depuis quelques années un tableau de bord annuel faisant une photo de l’innovation en France. Je dois dire que ce type de rapport est toujours passionnant à lire quand on s’intéresse un tant soit peu au monde de la T/PME, mais d’une façon assez bizarre. C’est un peu lire un compte-rendu des derniers jeux olympiques d’hiver, qui ne tiendrait compte que des sports individuels. Si l’on aime les sports d’hiver cela reste intéressant, mais aussi extrêmement frustrant. Continue reading “Le tableau de bord de l’innovation 2009”

Ne mangez jamais seul – Keith Ferrazzi

Je viens de recevoir “Never Eat Alone” (ne mangez jamais seul), un livre très anglo-saxon dans l’esprit mais fort intéressant pour tous les entrepreneurs. Il s’agit d’un manuel pratique de networking, expliquant quelles sont les diverses méthodes qui permettent de créer autour de soi une communauté, des partenariats et de créer des opportunités…

Je viens de recevoir “Never Eat Alone” (ne mangez jamais seul), un livre très anglo-saxon dans l’esprit mais fort intéressant pour tous les entrepreneurs. Il s’agit d’un manuel pratique de networking, expliquant quelles sont les diverses méthodes qui permettent de créer autour de soi une communauté, des partenariats et de créer des opportunités.

Ce qui m’avait assez intéressé en lisant le quatrième de couverture c’était l’approche ouverte de l’auteur sur le networking. Soyons honnêtes : à combien de soirées, de déjeuners ou de petit-déjeuners professionnels avant-nous participé, en nous heurtant à des petits groupes centrés sur eux-mêmes et n’allant jamais vers les nouveaux venus ? Que ce soit à Lyon, Paris ou Marseille, les mêmes freins sont présents : plutôt que d’élargir spontanément leur cercle, les habitués viennent uniquement retrouver leurs propres contacts. Et vous l’aurez tous constaté, c’est même parfois une attitude franchement territoriale…

Or ce livre expose de nombreuses règles que je trouve très saines, en particulier sur la valeur du partage dans le networking, l’importance de servir de relais aux autres et de faciliter les mises en contact autour de vous, de faire sans attendre de retour direct, d’utiliser toutes les occasions pour tisser des liens (d’où le “ne jamais manger seul”), etc.

Bref, une lecture stimulante et rafraichissante pour tous ceux qui comme moi doivent passer beaucoup de temps à travailler en réseau, sans être instinctivement capables d’aller discuter de la pluie et du beau temps avec n’importe qui… Ce qui me fait penser que je devrais finalement arriver à participer au prochain Open Café à La Boate à Marseille le 23 février : j’espère vous y voir !

Les taxis sont-ils solubles dans l’open innovation ?

Nous pourrions rêver à ce que donnerait une consultation ouverte sur la gestion des taxis dans le centre de nos villes, que ce soit à Lyon, Paris ou Marseille. La ville de New York a elle, ouvert le débat avec l’initiative Taxi of Tomorrow. Chaque type d’acteur de l’écosystème des taxis de la ville peut ainsi faire progresser la réflexion globale. On trouve sur le site des réflexions catégorielles : passagers, conducteurs, propriétaires, constructeurs, cyclistes, visiteurs, …

Nous pourrions rêver à ce que donnerait une consultation ouverte sur la gestion des taxis dans le centre de nos villes, que ce soit à Lyon, Paris ou Marseille. La ville de New York a elle, ouvert le débat avec l’initiative Taxi of Tomorrow. Chaque type d’acteur de l’écosystème des taxis de la ville peut ainsi faire progresser la réflexion globale. On trouve sur le site des réflexions catégorielles : passagers, conducteurs, propriétaires, constructeurs, cyclistes, visiteurs, etc.

Une initiative à suivre. Même si nous n’imaginons qu’elle puisse être reproduite dans notre pays (les routes seraient bloquées pour moins que cela), nous pourrions peut être nous demander  ce que la démarche apporterait à l’organisation de Marseille 2013

Serious Game à Euromed Management

Apprendre par le jeu ou serious gaming n’est pas nouveau, mais n’est pas souvent considéré dans l’apprentissage pour adulte car vu comme peu sérieux. Le transfert de connaissance doit se faire sérieusement pour être prise au sérieux. Hmm ! Je ne suis pas du tout d’accord…

Apprendre par le jeu ou serious gaming n’est pas nouveau, mais n’est pas souvent considéré dans l’apprentissage pour adulte car vu comme peu sérieux. Le transfert de connaissance doit se faire sérieusement pour être prise au sérieux. Hmm ! Je ne suis pas du tout d’accord. D’ailleurs chez Lego découvrant que leur valeur ajoutée n’était pas dans les pièces de Lego elles-mêmes mais dans l’expérience d’apprentissage (psycho-moteur, créativité etc.) vécue par l’enfant, qu’ils ont étendu leur activité au serious gaming en utilisant les pièces de Lego comme support de résolution de problème dans les entreprises – le serious play. Continue reading “Serious Game à Euromed Management”

Vive le social business sur France Inter !

France Inter nous propose ce matin un nouveau reportage sur la façon dont le business social met en oeuvre et tire parti des activités économiques…

France Inter nous a proposé ce matin un autre Rue des Entrepreneurs dédié au social business fort intéressant :

De plus en plus nombreux sont ceux qui préfèrent agir par eux-mêmes pour changer ce qui est en leur pouvoir de changer. Muhammad Yunus, fondateur de l’institution de microfinance Grameen Bank, a forgé l’expression “social business” pour désigner la performance économique au service de l’intérêt général. Il s’agit de développer une entreprise au fonctionnement classique, dont la finalité est aussi de résoudre une problématique sociale ou sociétale. Il ne s’agit pas d’être en opposition avec le capitalisme, mais de construire une entreprise différente, non pas dans sa forme, mais dans ses buts… Le mouvement des entrepreneurs sociaux prend de l’ampleur à travers le monde. La crise a révélé une demande de sens chez les salariés. Il n’est pas rare de croiser maintenant des « cadres sup »qui avaient gros salaires et avantages se diriger vers cette autre forme d’entreprise. Les grandes écoles de commerce et de management l’ont bien compris en inscrivant le “social business” dans leurs cursus. Le besoin de construire un capitalisme plus soucieux de l’homme et de son environnement n’est plus à justifier. La piste du “social business” est là et bien là, en passe de prendre le relais ! // Didier Adès & Dominique Dambert.

Je pense que les équipes d’Euromed Management avec qui je travaille régulièrement, ne seront pas particulièrement heureuse de ne pas avoir été citées, comme ayant été parmi les premières à avoir lancé des programmes sur le responsabilité sociale et environnementale… Mais parfois on ne prête qu’aux parisiens. Ceci étant l’émission était très précise par exemple sur la façon dont les activités à vocation sociale se construisaient en assumant leur part économique. Et c’est certainement l’un des points qui est le plus mal compris d’ailleurs. Beaucoup d’entrepreneurs pensent qu’il y a deux voies opposées : créer une activité économique, ou créer une activité sociale. Or la leçon de ces dernières années pour moi, a bien été qu’une activité sociale doit être fortement structurée par une logique économique.

J’en profite pour vous indiquer un projet de deux étudiants d’Euromed qui s’appelle MakeSense et qui a pour but de mettre en relation des porteurs de projets sociaux et des investisseurs, des associés, des développeurs de business :

Une histoire à suivre…

Manager authentique et adaptable

Pour la deuxième année consécutive, je vais former les futurs managers (étudiants en Master à Euromed Management) à s’adapter aux changements inévitables et parfois déstabilisants de leur vie professionnelle…

Pour la deuxième année consécutive, je vais former les futurs managers (étudiants en Master à Euromed Management) à s’adapter aux changements inévitables et parfois déstabilisants de leur vie professionnelle. En effet 30 étudiants suivront ce semestre le cours “Authentic & Adaptable Manager”. Le contenu reste le même, les présentations sont mises à jour et le format interactif reste d’actualité et devrait promettre des échanges intéressants vu la mixité culturelle du groupe.

Voici les diapos de la première session et un résumé du cours.

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Résumé du cours n°1 (extrait du blog de janvier 2009) :

J’ai décidé d’enseigner sur les changements individuels dans la vie professionnelle, tout d’abord parce que j’ai vécu moi-même de nombreux changements que ce soit de culture, de carrière, de statut, ou d’industrie; aussi, j’ai accompagné de nombreux professionnels dans leur transition (start-up, hauts potentiels, expatriés, changement de carrière et d’équipe), et ma recherche actuelle se porte sur la transition d’entrepreneur à manager au niveaux stratégique et personnel.

L’objectif de ce cours est d’aider les participants à mieux maitriser l’art du changement. Le changement est souvent perçu comme un événement externe, et est vécu comme une expérience personnelle, et c’est au niveau de l’individu qu’il doit être géré. Il n’existe pas de règles à suivre pour garantir un résultat positif au changement, une bonne gestion de ce changement relève plutôt de l’art, que j’ai décomposé comme: Awareness (Conscience), Reflection (Réflexion) & Tools (Outils). Ce sont les trois axes que nous suivrons tout au long de ce cours afin de développer authenticité et adaptabilité.

Le changement peut être si divers et varié qu’il est important de non seulement comprendre l’inévitabilité de sa nature, mais aussi de capturer son sens au niveau individuel et de saisir son impact. Nous avons donc exploré les concepts de changement en général, d’impermanence, et des changements spécifiques dans la vie professionnelle, tels que la promotion, le licenciement, l’expatriation, la mutation, la démission, le changement d’équipe etc.

L’utilisation d’un outil de base tel que l’analyse SWOT (force, faiblesse, opportunités et menaces) permet de capturer de façon simple et compréhensible les éléments associés aux situations de changement mais aussi d’évaluer sa capacité à les gérer. Le SWOT permet de développer la prise de conscience qui est la première étape de la construction de stratégies de changement.

Il est aussi important de bien saisir le degré d’impact du changement qui agit souvent sur plusieurs niveaux que nous oublions parfois de considérer. Si nous prenons pour exemple le cas d’une expatriation, cela peut nous affecter au niveau de notre identité, en renforçant notre fierté nationale et nos valeurs actuelles ou nous ouvrir vers de nouveaux systèmes de valeurs. L’image que nous avions dans notre pays ne sera pas la même, nous ne serons pas vu de la même manière dans une autre culture. Changer de pays amène aussi la création de nouvelles relations avec ce nouvel environnement et influencera nos actions: habitudes, comportements style de vie etc.

En travaillant sur une étude de cas sur un expert technique promu à un poste de management les questions suivantes se sont posées:

  • A-t-il les compétences techniques et personnelles pour aller vers le management : pourra-t-il gérer les ressources et les hommes ?
  • A-t-il la capacité à gérer le changement de relationnel : de collègues à manager/collaborateurs ?
  • A-t-il confiance en lui pour prendre de nouvelles responsabilités ?
  • Son style de vie actuel lui permet-il les responsabilités et heures de travail accrues ?
  • Sait-il gérer son stress ?
  • Peut-il gérer son changement d’image : de jeune expert technique à manager, tout en étant pris au sérieux par ses équipes et clients ?

    La prise de conscience de l’étendue et de l’impact du changement est la clé qui donne une direction à nos stratégies de gestion ou d’adaptation aux situations de changement.

    Augmentez-vous votre la portée de votre conscience quand vous êtes en situation de changement ? Quelles questions vous posez-vous? Jusqu’où poussez-vous le questionnement ?

    Nouvelle formation en ressources humaines

    Euromed Management m’a confié un nouveau cours ce semestre. Ce cours électif est destiné aux étudiants en Master (2ème ou 3ème année d’école de commerce) et porte sur les techniques et méthodes en Ressources Humaines. Cette année 60 étudiants l’ont choisi et bien que suivant une trame académique, je me charge d’y rajouter ma touche personnelle sur les visuels…

    Euromed Management m’a confié un nouveau cours ce semestre. Ce cours électif est destiné aux étudiants en Master (2ème ou 3ème année d’école de commerce) et porte sur les techniques et méthodes en Ressources Humaines. Cette année 60 étudiants l’ont choisi et  bien que suivant une trame académique, je me charge d’y rajouter ma touche personnelle sur les visuels (les diapos des 3 premières sessions sont disponibles ci-dessous) et la pédagogie (toujours plus d’interactivité et de partage d’expériences).

    Dans les sessions suivantes nous ferons en sorte d’inclure des vidéos de TED talks afin de garder une part importante d’idées nouvelles et innovantes et aussi des épisodes de “The Office” afin de garder une note d’humour sur des sujets parfois délicats.

    Innovation sociale sur France Inter

    Ce matin sont en train de passer dans Rue des Entrepreneurs, des reportages sur les innovations sociales. Nous sommes un peu éloigné des thèmes sur lesquels nous travaillons habituellement en terme de business model, mais pas tant que ça…

    Ce matin sont en train de passer dans Rue des Entrepreneurs, des reportages sur les innovations sociales. Nous sommes un peu éloigné des thèmes sur lesquels nous travaillons habituellement en terme de business model, mais pas tant que ça. La mécanique de réflexion et la mise en oeuvre, répondent à la même vision : challenger les acquis, sortir des usages cloisonnés et apporter des solutions innovantes à des problématiques figées :

    Les Français auraient mieux traversé la crise que les autres… grâce à leur modèle social. Un modèle qui a un coût. Nous constatons que chez nous (comme ailleurs), tous nous cherchons à savoir comment faire mieux, et que ça nous coûte moins cher, d’autant que les politiques sociales deviennent aussi des politiques sociétales : le logement, l’éducation, les séniors, en particulier. Dès lors on peut parler de l’ardente obligation de l’innovation. Elle peut s’appliquer aux principes même des politiques sociales, mais aussi à leurs modes d’emplois. Nous avons la possibilité d’inventer et pourquoi pas aller voir ailleurs ce que font les autres. Pourquoi, à l’instar de la retraite inventée par Bismarck à la fin du 19 ème siècle, ne pas reprendre chez nous les bonnes idées ? C’est l’exercice auquel une équipe d’experts de haut niveau s’est livrée pour Futuribles… Ils présentent 100 innovations. Nous levons le voile en ce début d’année en espérant que 2010 verra le bon sens s’installer… // Didier Adès & Dominique Dambert.

    Je vous engage à écouter avec attention les différentes reportages et à imaginer les conséquences possibles en terme d’entrepreneuriat. En particulier pourquoi et comment le low-cost est-il applicable efficacement à des segments d’activités inattendus, comme la santé avec les Retail Clinics aux USA… Cela pourra vous renvoyer à la série d’article sur l’innovation de business model en Inde, ou l’innovation de prix en Chine.

    Après sa diffusion, l’émission reste disponible à l’écoute dans les archives du site ici, ou en podcast. Et pour ceux qui souhaiteront aller plus loin le site des Futuribles est ici.