Mentoring : altruisme et développement

Le «mentoring» ou mentorat en français, est une relation d’accompagnement bénévole à long terme entre un dirigeant expérimenté et un nouvel entrepreneur ou jeune talent à fort potentiel, pour transmettre son expérience, des savoir-êtres et partager son réseau professionnel.

Le «mentoring» ou mentorat en français, est une relation d’accompagnement bénévole à long terme entre un dirigeant expérimenté et un nouvel entrepreneur ou jeune talent à fort potentiel, pour transmettre son expérience, des savoir-êtres et partager son réseau professionnel.

Le mentorat se distingue du tutorat tout d’abord de par le fait que ce ne sont pas les mêmes personnes qui dispensent l’un ou l’autre : le tutorat peut être dispensé par un professeur ou  un étudiant (tutorat par les pairs), alors que le mentorat est généralement prodigué par un dirigeant affirmé, ou un professionnel expérimenté. Deuxièmement, alors que le mentorat offre un guide sur des aspects variés de la vie professionnelle, le tutorat, lui, guide l’apprentissage d’une matière ou d’un sujet bien spécifique tels que les mathématiques, ou la médecine.

Le mentoring peut apparaître de façon très informelle et spontanée en fonction des relations qui peuvent se former entre les personnes. Cependant, les entreprises comprenant les bénéfices que pouvaient apporter cette transmission d’expérience, ont développé des programmes de mentoring afin de structurer ce processus. Cela a été en effet le cas surtout pour le développement des hauts potentiels – leur permettant une accélération de carrière – et les nouveaux entrants – leur permettant une intégration plus rapide et plus fluide.

Une forme très altruiste du mentoring apparaît sous la forme inter-entreprise où des mentors dirigeants d’entreprises viennent en aide à des porteurs de projets ou créateurs d’entreprises en offrant de leur temps pour leur apporter connaissance, expérience, conseil ainsi que leur réseau. L’association Entreprendre PACA en a bien compris les avantages pour les porteurs de projets qu’elle accompagne et en a fait son activité en complément de son activité de financement.

La dernière forme de mentoring est celle pratiquée dans les grandes écoles au travers des associations d’anciens ou alumni. En effet des étudiants d’une école peuvent faire appel à des anciens qui se sont portés volontaires pour les aider à trouver un stage ou un job, à orienter leur carrière ou tout simplement à mieux les informer sur une activité ou un secteur.

Toutes ces formes de mentorat sont basées sur le principe du volontariat et du bénévolat. C’est cet aspect désintéressé du mentor qui instaure une relation de confiance entre les deux parties. C’est pourquoi un supérieur hiérarchique peut très rarement être un mentor – son intérêt dans la performance du mentoré pouvant fortement biaiser son discours et réduire le degré de confiance accordé par le mentoré.

Au delà de ses connaissances, expériences et sagesse acquises tout au long de son parcours professionnel, le mentor doit savoir faire passer ses messages. Selon son style et selon la personnalité de son mentoré, il devra savoir être patient, ou provocateur, laisser émerger des stratégies ou conseiller de manière plus directive, s’impliquer ou se détacher. Cette capacité relationnelle est indispensable au mentor en complément de sa réelle volonté d’aider un tiers et de contribuer à son développement.

Author: Stéphanie

Specialist of Executive Coaching and Entrepreneurial Mentoring, insightful and open-minded, Stéphanie accompanies organisations in their cultural transformation to support innovation and business agility. She is one the few European expert both implementing and doing research on mentoring programmes.

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